Disruptive Bordeaux

Le 16 octobre dernier, un groupe de bordelais ont décidé de bousculer notre quotidien, de remuer les esprits et d’agiter notre citoyenneté avec un hackathon pour créer une œuvre qui viendra investir les espaces d’une ville : disruptive hack night.

L’aventure

Il y a notre monde, un train-train dans lequel nous évoluons. Puis, il existe des espaces géographiques et temporels où personne n’a pour le moment fait d’incursion, ou si peu. Grâce à leur sensibilité, une bonne dose de bienveillance et un tas de compétences dans le digital et l’image, les disruptive ont senti qu’il y avait un territoire à conquérir, vierge d’appartenance, pour le rendre à tous. Et quitte à en prendre possession, autant que ce soit beau.

En rentrant d’un voyage de Bristol, l’un d’eux raconte ce qu’il a vu : des hackers et des artistes s’approprient l’espace public pour le rendre interactif. Il en parle à ses collègues codeurs, soudeurs, poseurs de capteurs. Tous se mettent d’accord pour créer un marathon d’idées avec les bonnes volontés qui ont envie de les rejoindre. L’énergie et la volonté de faire ensemble ne sont en aucun cas guidées par un besoin de productivité. Seules comptent la rencontre d’univers différents et l’envie de faire ensemble.

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Tout le monde peut avoir des idées

Pour cette première hack night, inédite à Bordeaux, 55 motivés ont proposé leur vision du monde et leurs compétences. Certains dans la robotique, d’autres artistes plasticiens, architectes, médiateurs digitaux ont mis en commun leur matière grise avec des codeurs, vidéastes, créa, bidouilleurs et ingénieurs. Il y a avait de la curiosité, plus forte que l’appréhension de l’inconnu. La question est tout de même posée : que va-t-il en sortir de cette nuit ? Les disruptive étaient convaincus de leur projet et ils ont eu raison.

Après une première présentation des projets pressentis (hacker le miroir d’eau, une bataille navale à taille humaine, etc.) les échanges fusent déjà. Certains ont aussi apporté leurs idées, et des énergies se recoupent.

Les organisateurs ont proposé des pôles de compétences pour permettre les premiers échanges : graphisme, son, image, code… et aussitôt se sont transformés en projets.

 

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Après une nuit de remue-méninges, quatre projets dont trois prototypés ont vu le jour :

Holomathon, version 0.1 : une boîte pour projeter l’hologramme d’une personne dans la ville.

Scream pong : un jeu, inspiré de Pong, une fois projeté sur la façade d’un bâtiment, deux équipes s’affrontent en manipulant le curseur grâce au volume de leur voix.

Step writing : des mots sont projetés au sol, les passants créent des phrases. Un chemin se dessine puis le rendu de ce parcours littéraire est projeté sur une façade et illustré par des images et du son.

Paye ta note : une partition est projetée. Grâce à des lasers et capteurs, les passants qui s’y déplacent de haut en bas et de droite à gauche, provoquent une mélodie du mouvement.

Et après ?

Cette expérience est le démarrage de plusieurs aventures. Celle de ces projets qui auront besoin d’être perfectionnés et modélisés. Celle des ces humains qui ont partagé plus qu’un moment, mais aussi des idées, une pensée, une philosophie. Celles d’une bande rêveurs qui souhaitent avec leurs modestes moyens rendre la ville à tous.

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Visionner le teaser

Mater les photos de la présentation des projets

Revivre la soirée avec le storify

Lire les articles des copains Alexandre, FX & Armand

Contacter l’organisation –> moc.l1512997361iamg@1512997361xuaed1512997361rob.e1512997361vitpu1512997361rsid1512997361

@disruptivebdx sur Twitter et Instagram #disruptivebdx

Les crédits photo : (c) Eric Bouloumié